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COMPTE-RENDUS / atelier politique

nov. 20, 2017

CR n°2 du 8/11/2017


CR de l‘atelier politique du 8 novembre 2017

Présents : Jean-Paul, Georges, Marithé, Alain, Annie, Liliane, Michèle

Autres personnes intéressées : Nelly, Jeanne-marie, Aline

  • Il est de nouveau dit que les réunions de cet atelier se tiendront le 1er mercredi du mois, et l’idée est avancée de faire une séance avec Bernard par skype

Annie la fois dernière avait posé la question ainsi : Est-ce que l’effondrement est inévitable ?

Liliane : question peut-être trop globale, englobe toutes nos réflexions par rapport à l’effondrement

Alain : pose d’abord la question de savoir dans quel but nous voulons réfléchir, pour quelle utilité ? Est-ce pour notre culture personnelle et/ou pour une réflexion sur la réalité des faits et leurs conséquences d’une façon plus collective, via un document qui pourrait être diffusé ?

  • Georges : nos réflexions pourraient être la préparation d’un thème à proposer aux Jig qui auront lieu en mars 2019, pendant lesquelles il pourrait également y avoir une conférence d’un des experts de la question, …, les membres associés pourraient participer

  • Liliane : On pourrait être aussi faire un dossier pour la revue Citoyens

Et puis réfléchir sur « que mettre en place concrètement, sur Poitiers par exemple

Cf L’initiative par rapport aux migrants « Strasbourg en transition » qui a donné lieu à un petit livre ; nous pourrions faire quelque chose comme ça sur notre thème

Marithé : commence à découvrir ce thème (vidéo, lectures). Parle d’un besoin de toute façon de discours contradictoires, intéressants pour approfondir nos arguments 

Alain souligne que dans les vidéos vues il y a beaucoup de chiffres et certains d’entre eux semblent faux, ce qui ne remet pas en cause l’intérêt du discours et par exemple d’un effondrement en cascade. Après y a-t-il un type d’effondrement plutôt qu’un autre qui serait plus pertinent à observer ou plus intéressant selon les uns et les autres : effondrement du système bancaire ou civilisationnel (cf Onfray) … ? En fait cela recouvre beaucoup de domaines. On parle de l’immigration possible (déjà commencée) pouvant entrainer par ailleurs des conflits.

Annie a regardé de nombreuses vidéos, et croit à l’effondrement, pas pour elle mais pour ses enfants et surtouts petits-enfants ; mais ce qui l’intéresse aussi beaucoup ce sont les nombreuses initiatives locales qui malheureusement ne sont pas souvent reprises par les décideurs ; elle fustige le pouvoir de l’argent, de la finance et de la politique. Ses inquiétudes concernent particulièrement les finances (capitalisme, éventualité d’un crash) et l’écologie Evoque un livre « Le manifeste des chimpanzés du futur. Contre le transhumanisme, l’homme amélioré ».

Paradis fiscaux évoqués. Alain rapporte le fait que la grande part volée le serait en Afrique

Liliane évoque le monde sans travail, supposé par certains, dans le sens d’une élimination des hommes au profit des machines. « On le voit, on se révolte un peu, mais ? ». D’un autre coté il est important de constater que des progrès techniques sont synonymes de soulagement pour certaines tâches au travail. Une des questions soulevées : comment aboutir à plus de conséquences positives dans le monde du travail en prenant en compte le progrès technique ? Car aujourd’hui force est de constater les problèmes tels que le chômage, la précarisation croissante, les conditions difficiles de travail, etc. On reparle du revenu universel, quelques expériences étant réalisées afin de voir si applicable et dans quelles conditions (cf une expérience dans une partie de la région Aquitaine).

Le partage est à la fois une des solutions pour avancer et un des obstacles énormes …

Comment travailler ? Il est suggéré de lister les domaines impliqués dans cet effondrement potentiel ; chacun ensuite pourrait approfondir un domaine, sachant qu’il faut garder l’idée d’interactions entre tous les domaines. L’objectif serait à la fois d’arriver à une certaine pensée globale et de pouvoir mieux agir localement, ceci face à de nombreux discours de décideurs qui ne semblent pas prendre la mesure de la catastrophe annoncée.

Il n’empêche, certains (école sénat, députés) commencent à être sensibilisés mais ils font ce qu’ils peuvent dans un contexte plus tourné vers la compétition, la croissance, …, et agissant aussi par habitudes (idée d’inertie). Faut-il une réelle catastrophe pour qu’enfin les politiques décident d’agir, pour qu’enfin le système se réveille ? Aujourd’hui on n’en est plus au développement durable mais peut-être plus dans un temps où nous allons devoir faire preuve de résilience face à une sorte de chaos, peut-être pas pour nous mais plus pour nos enfants et petits-enfants.

Un des premiers problèmes auquel s’atteler serait celui de l’idée de croissance ; et de façon liée à la notion de démarchandisation, à la nécessité de concevoir autrement notre vie : le but de la vie n’est pas de gagner de l‘argent voire même de travailler ; mais la démarchandisation demande peut-être une « formation » pour de nombreux citoyens, par exemple vers une autre façon de considérer les temps sociaux, pas seulement centrés sur le travail notamment. D’autres rappellent néanmoins les valeurs du travail, son utilité. Dans un autre ordre d’idées la question des biens communs « marchandisés » est posée : l’eau, le pétrole…

Plan de travail retenu : informations et réflexions sur

Les civilisations passées qui se sont effondrées (Alain, Marithé et Liliane)

Les domaines de la finance (Georges)

Les domaines concernant les populations, l’immigration, la démographie (Alain, Annie et Michèle)