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COMPTE-RENDUS / atelier politique

janv. 5, 2018

CR n°3 6déc 2017


Réunion du 6 décembre 2017

ATELIER : L’EFFONDREMENT

 

Réunion du 6 décembre 2017 : Annie, Liliane, Marithé, Alain, Aline, Georges, Michèle, Jean-Paul et Bernard par le moyen de skype.

Nous décidons de donner suite à la proposition de la MDP suite à la sollicitation de Liliane et donc de nous réunir là-bas le 2ème mercredi de chaque mois si possible entre 14h et 16h30.

Les dates sont les suivantes : 10/01 ; 14/02 ; 14/03 ; 11/04 ; 9/05 

Tour de table :

Annie a beaucoup lu mais n’a pas pu rédiger pour la réunion.

Jean-Paul soumet à l’atelier un document généraliste sur la démographie, les migrations et l’alimentation  en perspective de 2050.Partant de ce document, on pourrait retenir les points à approfondir.

Alain s’est intéressé aux civilisations qui se sont effondrées pour retenir les leçons de l’histoire : civilisations  romaine, inca, sumérienne, aztèque entre autres. Des causes leur sont communes telles les guerres, la croissance, le climat ou bien encore les conflits internes ou externes.

Marithé a fait de son côté une recherche identique et s’est particulièrement intéressée à un texte sur l’effondrement de la société occidentale.

Liliane, engagée sur le même thème a retenu et partagé un article du nouvel Obs portant sur les capacités d’entraide pour la survie entre des espèces animales ou végétales .cette recherche peut apporter des éléments sur des solutions possibles face à l’effondrement et donc susciter un optimiste.

Michèle interroge sur le fait de nous arrêter aux constats ou s’il faut aussi étudier des solutions nous permettant à différents niveaux de freiner l’effondrement.

Sur ce point, les avis divergent, Liliane pense qu’il faut étudier aussi les différentes solutions mais Bernard pense, lui, qu’il faut en rester aux constats au moins dans un premier temps.

Georges insiste, quant à lui, sur le fait de réfléchir à toutes les thématiques retenues pour appréhender le système dans sa globalité. Il fait part de sa démarche de recherche et de compréhension sur les mécanismes financiers qui ne peuvent être arrêtés dans la mesure où les pouvoirs politiques et financiers n’ont pas intérêt à changer ces mécanismes. Sa réflexion l’a conduit de la bulle à la monnaie puis à la croissance et enfin à la dette. Cette dette qui augmente sans cesse, qui fragilise l’économie mondiale, ne permet pas de vraies solutions mais seulement une fuite en avant. Il parle de l’intérêt à s’approprier un document de a banque de France écrit par un certain Gabriel RABHI.

Dans la discussion, nous évoquons tout à tour l’augmentation des inégalités ,tendance naturelle d’une finance qui ne prête qu’aux riches, sur l’hypothèse retenue lors d’un jubilé quant à la remise de dettes (Bernard), sur l’existence néanmoins d’une économie sociale et solidaire et sur le développement du microcrédit et diverses autres alternatives au libéralisme économique (Jean-Paul et Aline), sur la diminution quantitative et qualitative des réseaux de solidarité( Aline), sur la probable impossible résilience consécutive à l’effondrement compte-tenu de sa radicalité (Annie).

Pour le prochain atelier, Alain se propose justement de faire une synthèse de ses recherches et d’étudier tout particulièrement les résistances et les résiliences dont ont fait preuve les civilisations au cours de leur effondrement.

Aline pourrait étudier la question de la raréfaction et du tarissement des ressources naturelles.

Jean-Paul va creuser la question des problèmes alimentaires.

Georges, en conclusion, rappelle d’une part, la nécessité d’une analyse systémique, permettant de faire le lien entre les différentes approches et d’autre part la démonstration par les constats que nous allons dans le mur.