Imprimer cette page

TRAVAUX / atelier politique

janv. 18, 2018

Problèmes alimentaires 1


REFLEXIONS  SUR  LES  PROBLEMES  ALIMENTAIRES  DE  LA  PLANETE  A  L’AVENIR

A ce jour, 850 millions de personnes souffrent de la faim. En 2050, là où la plupart des personnes souffrent actuellement de la faim, en Afrique, en Inde et même en Asie, c’est là où la croissance démographique sera la plus importante. C’est donc un sacré défi à relever d’autant que :

Jusqu’à présent, l’homme a réussi à produire des biens alimentaires avec une certaine efficacité mais il va devoir faire face :

- Moins d’eau

- Moins de sols cultivables

- Moins d’énergie disponible

- Moins de chimie

 

Moins d’eau :

Les plus pessimistes des experts pensent qu’en 2050, la moitié de la population mondiale pourrait ne pas avoir accès ou difficilement à l’eau potable. A cause d’un usage immodéré (gâchis), du réchauffement climatique (fonte des glaciers, cours d’eau asséché). Le manque d’eau pourrait être la cause majeure de conflits.

Moins de surfaces cultivables :

On a mis en culture plus de sols depuis 1945 que pendant les XVIII et XIX èmes siècles réunis. Il ne reste presque plus de terres émergées susceptibles d’être mises en culture à l’exception des forêts.

En  1960, chaque habitant pouvait compter sur 0,43h pour se nourrir, actuellement, c’est 0,25 et ça pourrait descendre à 0,15 en 2050. Les sols sont inégalement fertiles et productifs et dans les régions du monde où les terres se désertifient déjà, le phénomène s’accentuera et ces régions risquent bien de perdre des terres plutôt que d’en gagner.

Du fait du réchauffement climatique, il sera peut-être possible de cultiver des terres dans des régions actuellement trop froides pour être productives. Il n’est pas sûr qu’elles soient très fertiles et elles seront loin des populations les plus nécessiteuses et de toute façon bien insuffisantes.

 

Moins d’énergie :

L’agriculture, au moins dans les pays développés, est grosse consommatrice d’énergie fossile pour l’utilisation des machines, pour le chauffage des serres, pour les élevages en batterie.

A ce jour, par exemple, la production d’une tonne de blé nécessite une tonne de pétrole. Si le pétrole augmente, c’est le revenu agricole qui baisse immédiatement. Dans les régions du monde (chine, Inde, Indonésie) où l’agriculture repose sur un travail à la main sur des petites surfaces, il y a moins de consommation d’énergie mais est-ce un modèle de production suffisamment efficace pour nourrir l’humanité ?

 

Moins de chimie :

La production, l’acheminement et l’épandage des engrais constituent le plus grand poste de consommation d’énergie en agriculture intensive. L’usage très excessif des engrais de synthèse a fini par épuiser les sols et a de moins en moins d’effet sur la productivité.

Le recours aux produits chimiques que sont les insecticides, herbicides et pesticides ne peut pas continuer car les rejets polluants dans le sol, l’air et l’eau  causent des dégâts irréversibles sur ces biens communs, génèrent une dégradation de la biodiversité, sont sources de maladies graves, dégâts qui coûtent cher à la société.

 

Alors, quelles sont les pistes qui rendent imaginable l’alimentation des humains en 2050 ?

-Changer nos modes de consommation

-Miser sur la biologie(OGM)

-Modifier les règles du commerce mondial sources de crises alimentaires

-Produire plus et mieux avec moins selon de nouveaux procédés culturaux (permaculture)

-Création de nouvelles terres sur la mer


Previous page: DOCUMENTS / atelier politique
Page suivante : société