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TRAVAUX / atelier politique

janv. 30, 2018

EFFONDREMENT & RESILIENCE


Enfin une note d’espoir…

EFFONDREMENT & RESILIENCE

Enfin une note d’espoir…

 

Constat

 

Le paradigme actuel : société de consommation, consommer plus pour avoir plus de croissance nous amène tout droit dans le mur !

Mise en place d’un verrouillage à la fois

  • social (c’est la faute des riches qui possèdent 90% des richesses),
  • technique (comment faire autrement)
  • et politique (il faut plus de croissance)  qui empêche toute réflexion.

 

Le système ne peut qu’ accélérer entrainant, dans cet ordre, l’effondrement :

  1.  financier
  2.  économique
  3.  politique
  4.  social
  5.  culturel

 

Et si l’effondrement était une chance, une opportunité…

Et si le passé n’était plus une fatalité, mais, au contraire, une occasion de grandir…

Là, est la résilience !

 

Face au constat actuel, à savoir le déni, l’inertie, voire la banalisation de la catastrophe, on aboutit à ce que certains appellent la collapsologie, avec le corollaire qui est  la panne de l’imaginaire à penser autrement ou autre chose. Et pourtant il y a une obligation d’espoir si on ne veut pas que ce siècle soit le dernier de l’espèce humaine.

 

On pourrait dire que notre société en serait encore au stade infantile ou règne un sentiment de toute puissance.

 

 

Perspectives

 

 

Là où l’archaïsme règne, le « je », c'est-à-dire la conscience, doit advenir.

Conscience :pluralité de fonctions mentales reliées entre elles, comme l’attention, la pensée, la raison, la mémoire, les émotions.

 

« L’anthropocène, c'est-à-dire le changement environnemental provoqué par les activités humaines sur la terre, et le rêve démentiel du transhumanisme, qui vise le changement de l’être humain par des procédures électroniques et des implants de synthèse, tout cela correspond à une nouvelle barbarie qui va mener droit à la disparition de l’espèce humaine…Il faut parler d’une nouvelle science, une nouvelle physique qui va entrainer l’obligation d’une méthodologie transdisciplinaire, c'est-à-dire d’une science qui intègre la conscience. » (Basarab Nicolescu, spécialiste de la physique quantique, chercheur honoraire au CNRS).

 

Il y a donc une nécessité à changer totalement de système et non pas le repenser différemment (sortir du cadre).

Ce changement sera plus important que celui de la révolution industrielle.

 

Un grand nombre de scientifiques représentant tous les domaines de recherche (sciences dures) auxquels se sont joints des philosophes, des psychiatres, des psychologues ont signé le « manifesto-for-a-post-matérialist-science » - plus de 200 signatures – affirment que le changement ne pourra se faire que dans le cadre d’un schéma de pensée postmatérialiste.

 

Fini le « consommer plus », mais le remplacer par le « humaniser les relations ».

 

La science permettra de sortir de cet effondrement, mais ce sera une science intégrant la dimension de « conscience » dans ses démarches, conscience inhérente, désormais on le sait, à chaque particule de matière.

Qu’adviendra t-il quand la science aura intégré dans sa méthodologie que la partie abrite le tout, et non pas l’inverse, un peu comme dans le cas des fractales ?

 

Sortir du cadre limitatif du matérialisme scientifique, mais surtout, ne pas tout attendre de la science (actuelle ou à venir) et des scientifiques. Chacun doit se préparer en mettant en place sa nouvelle relation au monde, à travers ses pratiques, et à travers ses pensées.

 

Nous ne sommes pas une goutte dans l’océan, nous sommes l’océan dans une goutte.

 

 

« Les implications du paradigme postmatérialiste sont nombreuses et capitales. Ce nouveau cadre théorique change de façon fondamentale la vision que nous avons de nous-mêmes, et il nous redonne dignité et pouvoir en tant qu’êtres humains  en nous invitant à développer les diverses facettes de notre potentiel. Le paradigme postmatérialiste encourage également des valeurs positives, telles le respect, la compassion, la coopération et la paix. De plus, en  mettant l’emphase sur la connexion intime qui existe entre nous-mêmes et la nature, ce paradigme encourage la conscience environnementale et la préservation de notre biosphère.

L’histoire des sciences a été ponctuée de quelques moments spéciaux qui ont mené à des changements majeurs de paradigme, par exemple le passage de la théorie de la Terre plate à la conception de la Terre sphérique, ou encore à celui du géocentrisme à l’héliocentrisme. Il semble que nous approchions maintenant d’un autre changement crucial de paradigme, à savoir la transition d’une science matérialiste à une science postmatérialiste.

J’ai l’intime conviction que cette transition nous conduira à la prochaine grande révolution scientifique, et que celle-ci sera encore plus vitale pour l’évolution de la civilisation humaine que ne le fut la révolution copernicienne. Cette révolution entrainera une profonde transformation de tous les aspects de la vie sur Gaia. » (Dr Mario Beauregard, -Un saut quantique de la conscience-, chercheur en neurosciences, Dpt de psycho, Univ de l’Arizona).

 

 

 

Quelques paradoxes (apparents) liés à la mécanique quantique qui montrent combien il va nous falloir repenser notre rapport au monde.

 

  • L’intrication est un phénomène fondamentale de la quantique dans lequel 2 particules (ou groupes de particules) ont des états dépendants l’un de l’autre, quelle que soit la distance qui les sépare. Un changement sur l’une d’entre elle entraine une modification équivalente sur l’autre. Les 2 particules se comportent alors comme un tout.

Ainsi, deux objets intriqués ne sont pas indépendants même séparés par une grande distance, et il faut les considérer comme un système unique.

 

  • Quand on étudie le mouvement des objets du quotidien, par exemple un ballon de foot, on considère des variables bien définies : sa vitesse, sa position, sa vitesse de rotation ou son énergie. On ne sait pas forcément mesurer très exactement ces quantités, mais on sait qu’elles existent et qu’elles ont des valeurs précises. A un instant donné, le ballon de foot est dans un état bien défini. Ça, c’est la mécanique dite « classique », c’est-à-dire celle des objets normaux.

Mais pour les objets microscopiques, tout change ! Contrairement au ballon de foot, une particule microscopique peut être dans un mélange de plusieurs états. Aussi incroyable que cela paraisse, cela veut dire qu’un électron peut par exemple posséder à la fois deux vitesses, ou être à deux endroits différents à la fois. Voire même plus de deux endroits !

Pour désigner le fait qu’en mécanique quantique, les objets peuvent être dans plusieurs états à la fois, on parle du principe de superposition.

 

Il s’agit là d’une révolution conceptuelle incroyable en physique. Les physiciens ont longtemps supposé que la nature était déterministe : si on refait deux fois exactement la même expérience (en principe), on retrouve deux fois le même résultat. Et si on connaît l’état d’un système à un instant donné, on peut (toujours en principe) prédire ce que sera le résultat d’une mesure. En mécanique quantique, tout cela est parti en fumée : il existe un indéterminisme fondamental qui fait que les résultats des mesures dépendent du hasard, d’une manière qu’il est impossible de prévoir.

Cette idée a tellement choqué Albert Einstein que c’est à son sujet qu’il a déclaré son fameux « Dieu ne joue pas aux dés ». Il refusait de penser que le hasard pouvait jouer un rôle fondamental en physique. Et pourtant il avait tort.

 


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