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COMPTE-RENDUS / atelier politique

mai 28, 2018

CR n°8 mai 2018


COMPTE-RENDU  DE  LA  REUNION  DU  23 MAI 2018.

Absente excusée : Michèle – Bernard (skype n'a pas fonctionné correctement)

Présences de : Alain, Jean-Paul, Annie, Marithé, Georges, Liliane, Nelly, Marie-Odile et Jeanne-Marie.

La séance de l’atelier de ce jour comportera en plus une réflexion sur  la venue de Pablo Servigne dans le cadre des J.I.G 2019, sur l’organisation  esquissée de celles-ci et sur l’implication que pourrait avoir l’atelier dans leur animation. L’organisation finale et toutes décisions afférentes  au déroulement des JIG  relèvent des Assises du groupe.

Déroulement de l’atelier :

- Alain indique qu’une recherche sur internet montre qu’il n’y aurait pas de lien entre l’effondrement et la théorie du complot.

- Liliane  résume ses recherches sur le revenu de base : Elle a fait des recherches sur son mécanisme, sur la structuration d’un mouvement citoyen militant pour l’instauration de ce revenu. Y-a-t-il un groupe à Poitiers représentant cette sensibilité ? Les recherches montrent que l’expérience du revenu de base a été testée il y a déjà longtemps aux USA et en Angleterre à la fin du XIX ème et même  en Afrique. Les conclusions ont témoigné du bon usage de cet argent et non pas comme on voudrait le faire croire un encouragement à la paresse. Il  indique plutôt un changement de la place du travail dans la vie et de notre vision de la solidarité dans la société dans laquelle nous voulons vivre.

- Georges  propose la lecture du » Syndrome de l’autruche » de Georges Marshall qu’il a partiellement lu. Il a été frappé par une des conclusions de l’auteur : « notre cerveau n'est pas capables d’imaginer l’effondrement, d’absorber l’idée et ce qu’il signifierait. »

Revenant sur les textes de Michèle très fournis et fouillés, il plaide pour la rédaction de synthèses avec croquis, chiffres, courbes et images, lesquels pourraient être une forme de synthèse, résumé des ponts principaux afin de marquer la mémoire et fournir un outil de présentation. Il pense, en particulier à tout ce qui peut être un élément déclencheur rapidement très probable :  la finance, la croissance, à la diminution et le manque de sources d’énergie (ex. : pétrole) en y ajoutant leur interaction multiplicateur.

-Jean-Paul, pour faire un complément aux analyses de chercheurs présentées par Michèle, a orienté sa recherche vers les analyses et les réponses que font les grandes organisations internationales aux questions de l’alimentation, du développement dans les années à venir. Le site de la FAO, organisme de l’O.N.U, publie  son approche  sous la forme de schémas, de tableaux simples et colorés qu’on peut facilement trouver sur le site de la FAO, sous l’appellation : «   la voie vers la faim zéro d’ici 2030 ». Il présente également le résultat d’une étude scientifique qui  démontre qu’une agriculture BIO  serait capable de nourrir la planète à la triple condition : réduire le gaspillage alimentaire, réduire la consommation de produits d’origine animale et limiter la concurrence entre la production de nourriture pour les humains et celle pour le bétail. Il évoque rapidement une documentation également de la FAO qui est profondément alarmiste sur la pêche, les réserves halieutiques et l’apport des poissons dans l’alimentation à venir. En effet, depuis trop longtemps, les Etats et les  grands industriels ont fait main basse sur les richesses des océans, sur la gestion de la ressource halieutique et sur les politiques de pêche. Ils ont présenté l’aquaculture comme une solution miracle alors que celle-ci ne résiste pas à la plus petite analyse écologique. En effet, il faut en moyenne entre un et quatre kilos de poissons sauvages pour produire un kilo de poisson d’élevage. Un processus d’appropriation par dépossession a été mis en œuvre et a donné lieu malheureusement à des accords qu’il faudra dénoncer devant les tribunaux. Seuls, des mouvements nationaux et internationaux de grande ampleur rassemblant les artisans pêcheurs, les O N G, et les citoyens pourront  faire évoluer un rapport de force capable de mettre en place de nouvelles politiques en faveur des artisans pêcheurs, des petites pêcheries, des communautés littorales et des femmes travailleuses de la pêche. Sinon, comme l’écrit la FAO, il y aura, en 2050, plus de plastiques  dans les océans que de poissons.

Enfin, tous regrettent de ne pouvoir établir avec Bernard, une communication stable et permanente, nous privant ainsi de ses précieux apports. Des tests de connexion avant la prochaine réunion devrait permettre d'y remédier.