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Atelier spiritualité 2

nov. 25, 2010

C. Singer (3)


C. Singer - Synthèse des premiers chapitres (3)

L'atelier spiritualité s'est réuni le 25 novembre chez Annie, à  Cissé, avec Andrée, Annie, Georges, Françoise.

Etaient excusées : Marithé, Monique (Bordas), Thérèse.

Marie-Claude ne pense pas suivre l'atelier cette année, elle est très prise par ses autres activité, Monique Brême s'interroge encore ...

Nous avons relu les premiers chapitres du  livre de Christiane Singer : « Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? »

 

Pour nous remettre dans le livre, nous avons résumé chacun (une) un ou deux chapitres  et les avons revus ensemble.

C'est une pensée qui n'est pas facile à résumer mais qui nous imprègne peu à peu au long des chapitres, puisqu'on plonge  avec l'auteure dans la profondeur de sa pensée et d'un chapitre à l'autre on retrouve des constantes.

C'est cela même qui nous permet d'accéder au coeur de sa réfléxion et de nous l'approprier, grâce aussi à notre lecture partagée.

 

Dans les 2 1ers chapitres : « Où cours-tu... et « Les sens nous livrent le sens »

 

Chapitre 1 : Beaucoup de bruit autour de nous et en :: nous, nous éloignent de l'essentiel. Comment arrêter cette course effrénée ? Un événement, une expérience peut nous amener à nous dire : «  où cours-tu? » et nous voilà dans « le retournement »

« L' Esprit a toujours un visage » p10

« Le lieu où nous atteint cette flèche n'est pas indifférent; » p11

 

Chapitre 2 : Difficile de s'y retrouver dans ce monde où des nouvelles sombres nous arrivent chaque jour. On s'installe dans une forme d'anesthésie : fatalisme, impuissance , découragement. « L'écran de verre » p18. On voit  mais on fait comme si on avait rien vu. « Tais-toi, tu n'as rien vu » disait une mère à son enfant p18

« Pour guérir les plaies de la mémoire » p20 il nous faut revenir sur les lieux où nous avons été touchés.

Notre mémoire fait émerger dans notre vie d'aujourd'hui du sens, par nos sens :  «  là où pour la première fois, le monde nous a frôlés, les marques en restent indélébiles » p23

C'est par les sens (toucher, odorat, vue, ouie, goût) que nous retrouvons ces instants qui nous ont marqués  et qui nous font « naître à ce qui est »

« Quand l'instant lâche sa sève, la vie est toujours au rendez-vous » p23

 

Chapitre 3 : La traversée de la nuit.

 

Dans les moments difficiles de la vie, devant la maladie, la souffrance profonde, C. Singer nous invite « à honorer de la même intention l'innommable différence des hommes et la rutilante merveille de la vie ». Car là où se trouve la souffrance, coexistent aussi des seuils de passage, des noeuds de mystère qui sont le secret de notre être au monde.

Le Réel, cet espace entre les choses, la relation, l'insaisissable, le mouvant, le vide, l'obscur, ce qui est décrété insignifiant et subjectif, est pourtant ce qui TIENT l'univers.

Le monde est à double face (caché-visible, in-out, naissance-mort...), et l'effroi sacré devant le monde créé est refusé par la société actuelle. Le mystère de la vie reste énigmatique et est parfois ressenti comme hostile. Mais la seule volonté et la raison ne permettent pas d'avoir accès au sens et à l'essentiel.

L'auteur rapporte le cas des malades mentaux, qui présentent le double visage du réel qui les assaille, êtres mystiques et poètes, qui vont d'un côté à l'autre, dansent sur le fil, établissent des ponts et relient  le clair et l'obscur de l'existence.  C'est aussi ce qui se manifeste dans toute maladie, même bénigne: mais celle-ci n'atteint pas le « noyau », car il existe en nous un lieu intact où nous sommes déjà guéris, ENTIERS, car rendus à nous-mêmes.

Chapitre 3  La traversée de la nuit (2ème version)

- Les schizophrènes vivent le plus difficile.

- Tenir les 2 extrêmes : souffrance et merveille de la vie -

- Notre société veux à tout prix enlever la souffrance, alors que c'est la complexité du réel.

- Le principe de la raison n'est le seul principe universel pour explorer le monde, il voit l'extérieur, c'est la communion qui agit de l'intérieur. Maintenir l'équilibre avec ces 2 principes.

- Le monde est une réalité en permanent devenir. L'esprit préexiste au phénomène et le crée à tout instant. Le monde visible est lié à l'invisible.

Chez le schizophrène, il existe un niveau de l'être qui reste intact.

Chapitre 4  : le sens de la vie

Il n’y a pas un sens de la vie. Il est comme le temps, il en vient à chaque instant du nouveau.Dans de nombreuses cultures, le rite relie l’homme au sens originel en permanence. (Page 38). Le mue entre le visible et l’invisible « suinte », il ne sépare pas. Mais dans notre monde le mur ne suinte plus, le sens ne transpire plus. Tout devient insignifiant.

Le mot sens est entendu à la fois comme direction,sens à suivre, et comme signification, raison d’être. L’homme qui n’est plus relié à tout comme l’étaient ses ancêtres, se construit des ersatz qui ne tiendront pas toute une vie.

La vie ne tolère à la longue que l’impromptu, la réactualisation permanente, le renouvellement quotidien des alliances.

Ce qui importe c’est de remettre son idéal chaque jour à l'épreuve de la vie, d’oser une réponse unique à une situation unique (bas page 41)

La vie d’a pas de sens ni sens interdit ni sens obligatoire, elle est le sens (P.43)

Métaphore du nœud et de la dualité qu’il entérine s’il est coupé en son milieu,  sacrifiant la richesse qui habite entre les 2 pôles.  Le nœud nous dit : prends soin du monde et de tout ce qui te rencontre.

Cette certitude que tout, aussi minime en apparence et, à chaque instant, puisse être relié à la face cachée du monde, transforme radicalement la vie. Le brouillard de l’insignifiance est levé. (P.45)

Chapitre 4 : Le sens de la vie (2ème version)

Un critère pour reconnaître le faux du vrai : ce qui est faux appartient plus à la théorie alors que ce qui est vrai résonne chez l'autre.

Le sens :

- est une direction mais aussi une signification

- Il est comme le temps, il se renouvelle à chaque instant; il est dans le présent.

La vie :

Elle fonctionne dans une réactualisation permanente, elle va l'inverse de ce qui veut fixer, sauvegarder.

Un idéal peut s'effondrer (religieux, politique) mais il ne faut pas renoncer à l'idéal et le remettre chaque jour.

"la vie n'a pas de sens pacqu'elle va dans tous les sens - Elle fait mal quand on veut lui imposer une sens - Si elle n'a pas de sens c'est qu'elle EST LE SENS"

 

Chapitre 5 : Les corps conducteurs

- Homme et femme sont reliés par l'amour et chacun est directement relié à l'amour. (triangulation - l'amour a d'une certaine façon une existence propre).

- Notre société :

* ce n'est pas l'amour qui est menacé mais notre faculté d'aimer. En réduisant l'amour on s'expulse soi-même du vivant

* notre société réduit la personne en la mettant en fiche, elle transforme le vivant en norme, chiffres.

- L'amour :

* donne accès au réel, il révèle l'unité de la créature avec la création.

* nous avons part à l'amour en tout lieu, tout instant.

* Chercher la résonance et l'amour apparaît.

 

Chapitre 6 : Parle-moi d’amour

« Pourquoi parlez-vous si peu d’amour ? demande-t-on à Dürckeim sa réponse : « ça fait trop longtemps qu’on en parle  sans le vivre », alors on devient somnolents ; « Des abonnés absents, des somnolents de l’amour » (p57)

Nous avons oublié notre vraie origine : «  la puissance qui nous habite » « Où est en nous le désir, l’ardeur ? » (p59) L’amour ? « tout ce qui est porosité à la Présence » (p59) Nous en faisons l’expérience dans la nature, dans le regard d’un enfant, d’un animal, dans certains regards d’hommes ou de femmes, des regards qui interrogent en profondeur .

Il faut une nécessaire purification pour atteindre l’amour vrai : « l’amour est ce qui reste quand il ne reste plus rien » (p63) « Quiconque s’engage dans l’aventure d’aimer envers et contre tout se trouve confronté tôt ou tard avec l’inacceptable, la nuit, le non-sens total… » (p64)

Dire l’inexprimable pour s’en débarrasser (p64-65) Revenir sur le lieu du crime pour qu’il ne soit pas hanté par des démons qui nous rongent (p67) « Rien ne sera changé si je n’entre pas dans la compassion » (p66) face à la colère et à la haine.


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